3. Préparation

Une bonne préparation représente la moitié de la réussite. Ne sautez pas cette partie : quelques minutes d’organisation vous éviteront des semaines de tâtonnements.

3.1 Le matériel

Le protocole ne demande presque rien, mais chaque élément a son utilité. Prévoyez des friandises de petite taille (de la taille d’un grain de maïs, pour pouvoir en donner beaucoup sans risquer le surpoids), réparties dans plusieurs petits contenants placés aux endroits stratégiques — surtout près de la porte d’entrée, dans un pot fermé, éventuellement muni d’une clochette pour vous rappeler d’en avoir toujours sous la main. Prévoyez un marqueur : soit un clicker, soit un simple mot-marqueur comme « oui ! » prononcé toujours de la même façon (voir 3.3).
Munissez-vous d’une laisse et, idéalement, d’une longe légère de 2 à 3 mètres, à faire porter au chien avec un harnais (jamais un collier étrangleur ni un collier à pointes) lors des séances d’arrivées. Ajoutez une barrière de sécurité ou un parc, et un tapis de repos confortable qui servira de « place ». Enfin, gardez à portée un carnet ou la fiche de suivi de l’annexe B pour noter vos observations.

3.2 Choisir et hiérarchiser les récompenses

Toutes les récompenses ne se valent pas, et leur valeur se mesure du point de vue du chien, pas du vôtre. Pour un travail exigeant comme les retrouvailles à la porte — un moment de forte excitation —, il vous faudra des friandises de haute valeur : petits morceaux de poulet, de fromage, de saucisse, de foie séché… quelque chose qui fait briller les yeux de votre chien. Réservez ces friandises « premium » aux situations difficiles, et gardez des récompenses plus ordinaires (croquettes, friandises du commerce) pour l’entraînement au calme.
Prenez cinq minutes pour établir la hiérarchie personnelle de votre chien : proposez-lui plusieurs aliments et observez lesquels il préfère. Vous obtenez ainsi votre « échelle des salaires ». Règle simple : plus la situation est difficile, plus le salaire doit être élevé. N’oubliez pas non plus que, pour un chien en demande d’attention, votre voix enjouée, votre regard et vos caresses sont eux aussi de puissantes récompenses, souvent même la récompense qu’il cherchait en sautant. Nous les utiliserons donc pleinement, en plus des friandises.

3.3 Le marqueur : dire « c’est ça ! » au bon moment

Le marqueur est un petit signal (un « clic » ou un « oui ! ») qui sert à dire au chien, avec une précision d’horloger, « ce que tu fais à cette seconde précise, c’est exactement ça, et une récompense arrive ». Il résout le principal problème des débutants : le timing. Entre le moment où votre chien pose ses quatre pattes au sol et le moment où votre main sort la friandise, il s’écoule souvent une ou deux secondes — assez pour que le chien ait déjà recommencé à sauter et que vous récompensiez… le saut. Le marqueur, lui, est instantané : il « photographie » le bon comportement à l’instant exact où il se produit, et la friandise peut arriver juste après.
Pour charger le marqueur (lui donner du sens), rien de plus simple : au calme, sans rien demander, faites « clic » (ou dites « oui ! ») puis donnez aussitôt une friandise. Répétez une quinzaine de fois, sur deux ou trois courtes séances. Très vite, votre chien tournera la tête vers vous en entendant le signal, dans l’attente de sa récompense : le marqueur est chargé, il est prêt à l’emploi. Vous marquerez ainsi, dans le protocole, l’instant « quatre pattes au sol» ou l’instant « assis ».

3.4 D’abord satisfaire les besoins fondamentaux

Un chien dont les besoins ne sont pas satisfaits est un chien « sous pression », qui réclamera de l’attention avec insistance, saut compris. Avant et pendant le protocole, assurez-vous que votre chien bénéficie chaque jour de suffisamment d’exercice physique adapté à sa race et à son âge, de stimulation mentale (jeux de flair, mastication, jouets distributeurs, apprentissages courts), de contacts sociaux de qualité, et — tout aussi important — de repos dans un endroit calme. Un manque de sommeil, chez le chien comme chez l’enfant, se traduit souvent par de l’agitation et une excitabilité accrue. Établir une routine stable (horaires réguliers de sorties, de repas, de jeux) aide beaucoup : un chien qui sait quand il aura de l’attention est un chien qui la réclame moins de manière anarchique. Considérez ce point comme un préalable : sans lui, l’extinction du saut sera un combat permanent ; avec lui, elle devient beaucoup plus facile.

3.5 Mettre toute la maisonnée d’accord

C’est sans doute la condition la plus décisive, et la plus souvent négligée. Le protocole ne fonctionnera que si toutes les personnes qui interagissent avec le chien appliquent exactement les mêmes règles, à chaque fois. Si vous ignorez le saut mais que votre conjoint le trouve « mignon » et fait la fête au chien qui lui saute dessus, ou si les enfants poussent des cris ravis, le chien reçoit un renforcement intermittent — le pire scénario, celui qui rend le comportement le plus tenace.
Réunissez donc tous les membres du foyer avant de commencer, expliquez la logique (le saut = plus d’attention ; pattes au sol = récompense), et mettez-vous d’accord sur les gestes précis : comment on se comporte quand le chien saute, quel mot-marqueur on emploie, où sont les friandises. Rédigez la règle sur un aide-mémoire affiché près de la porte (annexe A). Prévoyez aussi une consigne simple pour les visiteurs (annexe D), car ils sont souvent les plus enclins à « récompenser » un chien qui leur fait la fête. Une équipe cohérente obtient en deux semaines ce qu’une équipe désordonnée n’obtiendra jamais.

3.6 Faire un bilan de départ

Avant de modifier quoi que ce soit, prenez deux ou trois jours pour observer et noter, sans juger, à l’aide du modèle A-B-C. Dans quelles situations votre chien saute-t-il ? À votre retour du travail, quand on sonne, en présence de certaines personnes, lors des jeux, dehors ? À quelle fréquence ? Avec quelle intensité (petit appui de pattes, ou bond puissant qui fait reculer) ? Et surtout, qu’obtient-il à chaque fois (qui le regarde, lui parle, le touche, le repousse) ?
Ce bilan de départ a deux vertus. D’abord, il vous fait prendre conscience des renforcements involontaires que vous distribuez sans le vouloir — c’est souvent une révélation. Ensuite, il vous donne un point de comparaison : dans trois semaines, en relisant vos notes, vous mesurerez des progrès que le quotidien vous aurait fait manquer.
Reportez ces observations dans la fiche de suivi de l’annexe B ; elle vous accompagnera tout au long du protocole.

4. Le protocole progressif, étape par étape

Ce protocole se déroule en huit étapes, de la plus simple à la plus exigeante. Chaque étape prépare la suivante ; il est donc essentiel de ne pas brûler les paliers. À chaque étape, vous trouverez son objectif, le déroulé pratique, les critères de réussite qui indiquent que vous pouvez passer à la suite, et les pièges à éviter. Avancez au rythme de votre chien : certains franchiront trois étapes en une semaine, d’autres auront besoin de plus de temps sur une étape difficile. Ce n’est pas une course.

Principe de progression. On travaille toujours en augmentant la difficulté un critère à la fois : d’abord au calme, puis avec de la distraction ; d’abord avec vous, puis avec des proches, puis avec des inconnus ; d’abord de près, puis de loin ; d’abord brièvement, puis longtemps. Si une étape échoue, ce n’est jamais que le chien est « têtu » : c’est presque toujours qu’on a augmenté trop vite la difficulté. On revient alors simplement au palier précédent.

Protocole

Étape 0 — Geler la situation : ne plus jamais « payer » un saut

✓ Objectif : Avant même d’apprendre quoi que ce soit au chien, on arrête l’hémorragie : à partir de maintenant, aucun saut ne doit plus être suivi d’attention, nulle part, avec personne. C’est la condition pour que tout le reste fonctionne.
✓ Déroulé : Mettez en place la gestion de l’environnement décrite au point 2.6 pour toutes les situations que vous ne pouvez pas encore gérer par l’entraînement. Aux heures d’arrivée, faites porter au chien sa longe légère et son harnais, ou installez une barrière près de l’entrée. Informez la famille et préparez les visiteurs. Dès aujourd’hui, chaque fois que le chien saute sur quelqu’un du foyer, la personne applique le réflexe « ni regard, ni parole, ni contact » : elle se fige, détourne le buste, garde les mains hors de portée, et attend. Dès que les quatre pattes reviennent au sol, l’attention revient (nous structurons cela dès l’étape 1).
✓ Critères de réussite : Vous êtes prêt à avancer quand la maisonnée applique le réflexe de façon fiable et que la gestion empêche effectivement les sauts « gratuits » dans les moments non travaillés.
✓ Pièges : Le piège classique est de vouloir tout régler par l’entraînement dès le premier jour, sans filet de gestion — et de se retrouver débordé lors d’une arrivée imprévue, à « craquer ». La gestion est là précisément pour éviter cela.

Étape 1 — Installer le réflexe « quatre pattes au sol »

✓ Objectif : Apprendre au chien, sans aucun ordre, que le simple fait d’avoir ses quatre pattes au sol fait apparaître de bonnes choses. On construit ici le socle de tout le reste.
✓ Déroulé : Cette technique s’appelle la capture : on « attrape » un bon comportement au moment où il se produit spontanément, et on le récompense. Plusieurs fois par jour, de façon impromptue, approchez-vous de votre chien au calme. Tant qu’il a les quatre pattes au sol, marquez (« oui ! » / clic) et déposez une friandise au sol, entre ses pattes avant. Déposer la récompense en bas plutôt que de la tendre en hauteur est astucieux : cela ancre le chien vers le sol et l’empêche de sauter pour l’attraper. Répétez, encore et encore, à différents moments de la journée. S’il saute, appliquez le réflexe « ni regard, ni parole, ni contact », attendez le retour des pattes au sol, puis marquez et récompensez. Vous pouvez aussi, à ce stade, commencer à récompenser toute attitude calme spontanée (le chien qui reste « quatre pattes au sol » alors qu’il pourrait sauter).
✓ Critères de réussite : Le chien commence à garder volontairement ses pattes au sol en votre présence, voire à « offrir » cette posture pour obtenir la friandise. Vous constatez qu’il saute moins spontanément dans les situations calmes.
✓ Pièges : Tendre la friandise trop haut (on invite au saut) ; marquer une fraction de seconde trop tard (on récompense le début d’un saut) ; oublier d’être imprévisible dans les moments où l’on approche le chien..

Étape 2 — Apprendre le « assis » solide, au calme et hors contexte

✓ Objectif : Obtenir un « assis » fiable sur signal, d’abord dans des conditions faciles, loin de toute situation de saut. On se constitue une « touche magique » que l’on pourra ensuite utiliser dans les salutations.
✓ Déroulé : Dans une pièce calme, sans distraction, apprenez ou consolidez l’assis. Si le chien ne le connaît pas, guidez-le avec une friandise passée lentement au-dessus de son museau vers l’arrière : la tête monte, l’arrière-train descend ; à la seconde où il s’assoit, marquez et récompensez (au sol). Ajoutez le mot « Assis » juste avant le mouvement une fois qu’il le propose facilement. Multipliez les courtes séances (deux à trois minutes) plusieurs fois par jour. Quand c’est acquis au calme, augmentez la difficulté un critère à la fois : debout face à lui, puis en bougeant, puis dans différentes pièces, puis dans le jardin, puis avec une légère distraction. L’idée est que « Assis » devienne un réflexe tellement automatique qu’il fonctionnera même quand le chien sera excité. Vous pouvez aussi enseigner en parallèle un « Va au tapis » (aller se coucher sur sa place), très utile pour les coups de sonnette.
✓ Critères de réussite : Le chien s’assoit rapidement au premier signal, dans plusieurs pièces et malgré de petites distractions, sans qu’il soit besoin de répéter ou de montrer la friandise.
✓ Pièges : Répéter « assis, assis, assis » (le mot perd son sens) ; s’entraîner trop longtemps (le chien se lasse) ; passer trop vite aux situations excitantes avant que l’assis ne soit vraiment solide au calme.

Étape 3 — Relier les deux : la salutation polie avec les membres du foyer

✓ Objectif : Mettre en scène des salutations avec les personnes du foyer pour apprendre au chien la nouvelle règle : sauter = l’humain disparaît ; pattes au sol / assis = l’humain revient et récompense.
✓ Déroulé : On fabrique de petites répétitions volontaires. Un membre de la famille s’approche du chien de façon posée. S’il saute, la personne applique instantanément le réflexe : elle se détourne, recule d’un pas, croise les bras, ne dit rien, ne regarde pas — elle « disparaît » socialement. Dès que les quatre pattes touchent le sol (ou dès qu’il s’assoit), on marque et l’attention revient aussitôt : voix chaleureuse, caresse au niveau du poitrail, friandise donnée en bas. Puis on recommence. On peut aider le chien en lui demandant « Assis » à l’approche, avant que l’excitation ne monte, et en récompensant l’assis tenu. Répétez ces mises en scène plusieurs fois par jour, avec chaque membre du foyer. Très vite, beaucoup de chiens se mettent à s’asseoir spontanément à l’approche d’une personne, ayant compris que c’est ça qui fait venir l’attention.
✓ Critères de réussite : Lors des approches posées d’un membre du foyer, le chien garde majoritairement ses pattes au sol ou s’assoit, et le nombre de sauts chute nettement. C’est souvent à cette étape qu’apparaît (et se résorbe) le pic d’extinction : tenez bon.
✓ Pièges : Récompenser trop tard, quand le chien a déjà resauté ; donner la récompense trop haut ; parler au chien pendant qu’il saute « juste pour lui dire non » ; se décourager pendant le pic d’extinction.

Étape 4 — Le grand test : les retrouvailles à la maison

✓ Objectif : Appliquer la règle au moment le plus chargé émotionnellement : votre retour à la maison, sommet de l’excitation et de la demande d’attention.
✓ Déroulé : Rentrez sans effusion : pas de voix aiguë, pas de grande démonstration qui ferait monter l’excitation. Entrez calmement et ignorez activement le chien tant qu’il saute (ni regard, ni parole, ni contact) — au besoin, restez immobile ou tournez-vous vers la porte. À l’instant où il pose ses quatre pattes au sol ou s’assoit, marquez et saluez-le enfin, calmement mais chaleureusement, en vous accroupissant pour vous mettre à sa hauteur (vous supprimez ainsi sa raison de sauter : il n’a plus besoin de grimper pour atteindre votre visage) et en récompensant en bas. S’il est trop excité, la longe posée sous le pied et la barrière vous aident à gérer sans confrontation ; vous pouvez aussi lui demander d’aller au tapis et l’y récompenser. Reproduisez ce scénario à chaque retour, et faites-en même un exercice délibéré : sortez, rentrez, répétez cinq fois d’affilée de courtes arrivées pour multiplier les occasions d’apprentissage.
✓ Critères de réussite : À votre retour, le chien parvient à se contenir (pattes au sol ou assis) pour obtenir votre bonjour, avec de moins en moins de tentatives de saut au fil des jours.
✓ Pièges : Les retrouvailles « théâtrales » qui survoltent le chien ; l’incohérence entre les membres du foyer ; céder un soir de fatigue (renforcement intermittent) ; se pencher en tendant les mains d’en haut, ce qui invite au saut.

Étape 5 — Généraliser aux invités : les mises en scène organisées

✓ Objectif : Transférer la salutation polie aux visiteurs, en organisant des rencontres où vous gardez le contrôle des conditions..
✓ Déroulé : Ne comptez pas sur les vraies visites au début : elles sont trop imprévisibles. Organisez des répétitions avec des amis coopératifs, briefés à l’avance (remettez-leur la consigne de l’annexe D). Le chien porte sa longe et son harnais ; vous tenez la longe (ou posez le pied dessus) pour l’empêcher de bondir. Le visiteur entre calmement.
S’il saute (retenu par la longe, sans à-coup), le visiteur applique le réflexe « ni regard, ni parole, ni contact » et se détourne. Dès que le chien a les quatre pattes au sol ou s’assoit, le visiteur peut le saluer doucement et/ou vous marquez et récompensez. On fait entrer et sortir le visiteur plusieurs fois de suite (quatre à six répétitions font des merveilles) : à chaque nouvelle entrée, le chien est un peu moins excité et comprend un peu mieux. On répète l’exercice avec différentes personnes, car les chiens généralisent mal : un comportement appris avec Untel n’est pas automatiquement acquis avec quelqu’un d’autre. Multipliez donc les « figurants ».
✓ Critères de réussite : Avec des visiteurs préparés, le chien salue en gardant ses pattes au sol ou en s’asseyant, sur plusieurs personnes différentes, avec une longe de plus en plus détendue.
✓ Pièges : Le visiteur qui « n’écoute pas » et fait la fête au chien qui saute (briefez-le fermement, ou renoncez) ; sauter directement aux visites réelles non préparées ; retirer la longe trop tôt.

Étape 6 — Généraliser aux inconnus, dehors et dans la rue

✓ Objectif : Obtenir une salutation polie envers des personnes non préparées, en extérieur, là où vous contrôlez moins l’environnement.
✓ Déroulé : En promenade, le chien est en laisse (harnais). À l’approche d’une personne susceptible d’interagir, demandez « Assis » et récompensez généreusement l’assis tenu pendant l’échange ; le chien occupé à être assis et récompensé ne saute pas. Si vous croisez quelqu’un qui veut le caresser, posez une règle simple et sans gêne : « il a le droit d’être caressé quand il est assis » ; s’il se relève pour sauter, la personne suspend la caresse et se recule, puis reprend dès qu’il se rassoit. Gardez la laisse suffisamment courte pour empêcher tout saut sur un inconnu non consentant, et protégez en priorité les personnes fragiles (enfants, personnes âgées) en mettant de la distance et en ne laissant pas le chien les approcher tant qu’il n’est pas parfaitement fiable.
✓ Critères de réussite : Le chien reste gérable et se met assis sur demande à l’approche des gens en promenade, et ne saute plus sur les inconnus qui l’abordent calmement.
✓ Pièges : Surestimer le chien dans un environnement très stimulant ; laisser un inconnu récompenser un saut ; ne pas protéger les personnes fragiles.

Étape 7 — Consolider : distractions, durée et entretien à vie

✓ Objectif : Rendre le nouveau comportement solide, durable et fiable dans toutes les situations, puis l’entretenir sans y penser.
✓ Déroulé : C’est la phase de proofing : on éprouve le comportement en faisant varier, toujours un critère à la fois, la distraction (personnes plus excitantes, enfants qui courent, autres chiens à proximité), la durée (tenir l’assis plus longtemps avant la récompense) et le contexte (nouveaux lieux). Parallèlement, on passe d’un renforcement systématique (une récompense à chaque fois) à un renforcement intermittent de maintien : une fois le comportement bien installé, on récompense de façon plus aléatoire et imprévisible, ce qui — paradoxalement — renforce encore la solidité du comportement, comme la machine à sous rendait le saut tenace, mais cette fois à votre avantage.
Attention : on ne passe à l’intermittent qu’une fois le comportement acquis, jamais pendant l’apprentissage. Continuez toute la vie du chien à récompenser de temps en temps, verbalement ou avec une friandise, un joli assis de salutation : un comportement jamais récompensé finit par s’estomper.
✓ Critères de réussite : Le chien salue poliment (pattes au sol ou assis) même dans des situations excitantes et nouvelles, avec des récompenses désormais occasionnelles.
✓ Pièges : Passer à l’intermittent trop tôt ; « oublier » définitivement de récompenser une fois le problème réglé (le saut peut alors réapparaître) ; augmenter plusieurs critères à la fois.

Étape 8 (facultative) — Le saut sur invitation

✓ Objectif : Pour ceux qui aiment que leur chien leur saute dans les bras (et seulement si le chien est de taille et de santé compatibles), apprendre un saut sous contrôle, déclenché par un signal choisi.
✓ Déroulé : Une fois la salutation polie parfaitement installée, vous pouvez mettre le saut « sur signal » : le chien n’a le droit de sauter que lorsque vous le lui demandez, par un mot dédié (« Dans les bras ! », « Debout ! », « Câlin ! »). On tapote alors ses cuisses ou sa poitrine en donnant le signal, on récompense le saut invité, et — tout aussi important — on apprend un signal de fin (« Terminé », « Au sol ») qui ramène les pattes au sol. Ainsi, c’est vous qui décidez, et le chien comprend que sauter sans invitation ne paie jamais, tandis que sauter sur invitation est permis et gratifiant. Réservez cette étape aux foyers sans personnes fragiles et aux chiens dont les articulations le permettent.
✓ Critères de réussite : Le chien ne saute que sur signal et revient au sol sur demande ; il continue de saluer poliment tout le monde par défaut.
✓ Pièges : Introduire le saut sur signal avant que la salutation polie ne soit acquise (on rouvre la porte au saut anarchique) ; l’utiliser avec un chien lourd ou fragile, ou dans un foyer avec enfants ou personnes âgées.

Informations

28 avenue Pasteur
78340 Les Clayes-Sous-Bois

Lun - Ven: 8h00 - 18h00
Sam : 14h00 - 18h00

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